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Biodiversité
L’ANEF lance des initiatives de reboisement pour les forêts urbaines

24.03.2025 à 12 H 31 • Mis à jour le 24.03.2025 à 12 H 31 • Temps de lecture : 3 minutes
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Afin de contrer la sécheresse qui touche le Maroc, l’ANEF met en place de nombreuses initiatives pour faire revivre ses forêts. Les espaces forestiers urbains en particulier, comme la forêt de Bouskoura ou la ceinture verte de Rabat, profitent de ces programmes de reboisement

Dans le cadre de la sécheresse qui frappe le Maroc depuis près de sept ans, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) compte prendre en main la vulnérabilité des arbres des forêts urbaines, rapporte l’agence de presse espagnol EFE.


Représentant près de 105 000 hectares (ha), les forêts urbaines marocaines connaissent une augmentation du taux de mortalité de leur arbres, suite au manque de précipitations et aux vagues de chaleur. Les arbres sont ainsi « vulnérables aux insectes, aux agents pathogènes et aux maladies », précise EFE.


Des mesures de reboisement ont été mises en place, afin de faire revivre ces forêts, qui représentent des « espaces de loisirs et sources de bien-être des citoyens ». Abderrahim Houmy, directeur général de l’ANEF, a ainsi déclaré à l’EFE qu’ils comptaient « réhabiliter ces espaces pour qu'ils puissent accueillir le public, mais en même temps nous avons l'obligation de préserver et de restaurer la forêt ».


L’EFE cite notamment la forêt de Bouskoura, unique forêt aux alentours de Casablanca, où l’ANEF a lancé un plan d‘urgence pour prendre en charge les 3 000 ha de cette forêt, « prisée des citadins pour leurs activités sportives et autres loisirs », précise-t-on. Ce plan a été envisagé suite aux résultats d’une évaluation phytosanitaire, qui a révélé un important déclin des populations de pins d’Alep, et également d’eucalyptus dans une moindre mesure.


Ce plan comprend l’abattage d’arbres morts sur 150 ha afin de ralentir la propagation d'agents pathogènes, ainsi que la plantation d'arbres sur 700 ha, avec des espèces davantage adaptées aux conditions climatiques.


À Rabat, l’ANEF se chargera du reboisement de la ceinture verte de la capitale. Cet espace vert avait été créé dans les années 1980 pour ralentir l’étalement urbain de la capitale, indique l’EFE. L’ANEF a alors cmmencé à planter de jeunes arbres, notamment des casuarinas, des plantes qui peuvent résister aux sols pauvres.


Cette initiative de reboisement de l’ANEF, lancée dans la ceinture verte de Rabat, se chargera de planter 31 ha de jeunes arbres, et maintenir l’entretien des 64 ha reboisés, l’année dernière. Pour contrer la pénurie d’eau, l’organisme a eu recours au dispositif d’irrigation « Waterboxx », permettant de stocker l'eau et de réguler sa consommation par l’arbre, et aussi d’utiliser d’eaux usées recyclées, comme pour la ceinture verte de Ouarzazate.


Le directeur de l'économie forestière de l'ANEF, Jamal Eddine Ouchkif, a également indiqué que l’agence adaptait son industrie forestière au changement climatique, dans le but de réduire la densité des forêts lors des périodes de sécheresse, et ainsi les maintenir en bonne santé.


Vendredi dernier, lors de la Journée internationale des forêts, l'ANEF a lancé des travaux d’entretien des plantations et une opération de régénération du chêne-liège, combinant la plantation de jeunes plants et le semis de glands dans la forêt de Maâmora, dans la région de Rabat-Salé-Kénitra.


Dans le cadre de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », l’ANEF a pour objectif de replanter des arbres sur près de 600 000 ha d’ici 2030. Jusqu’à présent, 150 000 ha ont été replantés. Comptant également rentabiliser ses espaces forestiers, l’ANEF a récemment présenté un plan d’investissement pour le secteur forestier, afin d’attirer les acteurs privés.

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