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Nasser Bourita, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l'Étranger, le vendredi 10 avril 2026, avec Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale

n°1203.Sahara : avec le Mali, le dernier verrou sahélien saute en faveur du Maroc

11.04.2026 à 18 H 54 • Mis à jour le 11.04.2026 à 18 H 59 • Temps de lecture : 14 minutes
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Du Caire à Bamako en passant par Niamey et Nairobi, Nasser Bourita a enchaîné quatre capitales en cinq jours. Au bout de cette tournée marathon : le retrait par le Mali de sa reconnaissance de la « RASD », dernier verrou sahélien à céder. Dégel américano-malien, rupture avec Alger et Initiative Atlantique éclairent les ressorts d'un basculement aux ramifications continentales. Décryptage

La République du Mali a annoncé, vendredi 10 avril, le retrait de sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) et son soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara. La décision, prononcée par le ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop à l'issue d'une rencontre avec son homologue marocain Nasser Bourita — en visite à Bamako sur instructions du roi Mohammed VI —, fait du Mali le dernier pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) à s'aligner sur la position de Rabat. Le Burkina Faso et le Niger soutiennent déjà le plan d'autonomie depuis plusieurs années. Le verrou sahélien a sauté.


Le geste est d'autant plus symbolique que c'est historiquement grâce à la voix du Mali que la « RASD » avait pu être admise au sein de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1982, provoquant le départ du Maroc de l'institution panafricaine. Quarante-quatre ans plus tard, le retournement est total — et il ne doit rien au hasard. Il faut reconstituer l'agenda de Bourita au cours de la semaine écoulée pour mesurer à quel point cette séquence a été orchestrée.


Le 6 avril, le chef de la diplomatie était au Caire, en marge de la première session du Comité de coordination et de suivi Maroc-Égypte, coprésidé au niveau des chefs de gouvernement par Aziz Akhannouch et son homologue égyptien. Bourita s'y est entretenu avec le ministre égyptien des affaires étrangères Badr Abdelatty  l'Égypte a réaffirmé à cette occasion son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc et à la résolution 2797. Le 7 avril, retour à Rabat pour recevoir le ministre néerlandais des affaires étrangères Tom Berendsen — sa première visite officielle hors d'Europe —, qui a réaffirmé le soutien des Pays-Bas à l'autonomie sous souveraineté marocaine.


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