Affaire Egil Ødegård : Noureddine Lakhmari visé par une enquête en Norvège
Depuis avril 2025, Le Desk suit pas à pas l'affaire Egil Ødegård. D'abord l'arrestation du producteur norvégien à l'aéroport Casablanca Mohammed V, sur la base d'une notice rouge d'Interpol, puis sa remise en liberté par le parquet de Rabat. Viendra ensuite la révélation d'un système tentaculaire : des terrains acquis à Marrakech, Safi et Khénifra, des scénarios rachetés en masse et des films co-produits avec des figures du cinéma marocain le tout adossé à une fraude à la TVA que la justice norvégienne évalue à 500 millions de couronnes, soit 442 millions de dirhams (MDH), la plus grande de son genre dans l'histoire du pays scandinave. Au pays des Vikings, où l'opinion publique est tatillonne sur ces questions, le dossier choque.
Un an plus tard, l'instruction avance. Les procédures de faillite de l'ensemble des sociétés norvégiennes du producteur ont été clôturées entre octobre 2025 et avril 2026. Dans leurs rapports finaux, transmis aux tribunaux d'Oslo, et que Le Desk a pu consulter, les syndics ont reconstitué les flux financiers du groupe avec une précision inédite. Et dans ces archives judiciaires, un nom marocain revient de manière récurrente parmi les contreparties de transactions que les administrateurs décrivent comme « impossibles à vérifier » : celui de NEL Films, société détenue par le réalisateur Noureddine Lakhmari.
Noureddine Lakhmari dans la comptabilité d’Ødegård
NEL Films a vu le jour en 2015 à Casablanca. C'est la structure de production du réalisateur de Casanegra, de Zero et de BurnOut, trois films parmi les plus marquants du cinéma marocain de ces deux dernières décennies.
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