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Le bloc notes de la rédaction

Le rappeur franco-espagnol Ino Casablanca, lors de son concert sur la scène Anfa Park, le 8 juillet 2026, dans le cadre du Festival Jazzablanca.
Festival

Jazzablanca : Ino Casablanca et Gente de Zona en terrain conquis

10.07.2026 à 11 H 32 • Mis à jour le 10.07.2026 à 11 H 32 • Temps de lecture : 3 minutes
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Portée par l'énergie d'Ino Casablanca et les rythmes caribéens de Gente de Zona, la soirée de mercredi a fait le grand écart entre rap, musiques latines et jazz contemporain. De la scène Casa Anfa à la Scène 21, Jazzablanca illustre une nouvelle fois son goût pour les croisements musicaux

De retour dans la ville dont il a emprunté le nom, Ino Casablanca a livré une performance survoltée devant un public conquis lors de la soirée du 8 juillet. Le rappeur franco-espagnol a déroulé un répertoire fidèle à son identité où les influences maghrébines, latines et électroniques se mêlent à une écriture ancrée dans le rap francophone. Né en Espagne de parents marocains, Ino Casablanca a grandi entre la Catalogne et la France, et s'est imposé ces dernières années comme l'un des nouveaux visages du rap francophone grâce à un univers nourri de mixité culturelle.


Casa Anfa, entre rap et fièvre latine

Avec l’arrivée de Gente de Zona en seconde partie, l’atmosphère chauffe encore davantage. D’abord formé par Alexander Delgado et ensuite rejoint par Randy Malcom, le duo cubain est devenu l'un des principaux ambassadeurs du cubaton, fusion de reggaeton et de sonorités cubaines. Il a notamment été révélé à l'international grâce à ses collaborations avec Enrique Iglesias et Marc Anthony.


Le duo cubain Gente de Zona sur la scène Anfa Park, dans le cadre du Festival Jazzablanca, le 8 juillet 2026.Le duo cubain Gente de Zona sur la scène Anfa Park, dans le cadre du Festival Jazzablanca, le 8 juillet 2026. Crédit : Le Desk


Dès les premières notes de Bailando, le public s'est laissé gagner par une irrésistible envie de danser. Les deux artistes ont enchaîné leurs succès, de Hablame de Miami à La Gozadera, sans oublier Celia. Entre échanges complices avec les festivaliers et invitations à monter sur scène, le concert s'est transformé en une véritable célébration des rythmes caribéens, confirmant aussi bien la réputation scénique du groupe que le goût du public marocain pour les sonorités cubaines. 


La Scène 21, l'autre visage du festival

À quelques pas de là, la Scène 21 a offert au public une expérience plus introspective. Figure majeure du jazz contemporain, l'artiste britannique Shabaka a livré une performance tout en improvisation, passant avec une grande liberté du saxophone aux différentes flûtes, et de la clarinette au synthétiseur. Ancien pilier de formations telles que Sons of Kemet ou The Comet Is Coming, le musicien poursuit aujourd'hui une exploration où se rencontrent jazz, musiques africaines et expérimentations sonores.


La soirée s'est achevée avec Thee Sacred Souls. Originaire de San Diego, le trio américain a enveloppé le public d'une soul délicate, portée par la voix chaleureuse de Josh Lane, aux côtés d'Alex Garcia et Sal Samano. Entre références à la soul classique, touches de rocksteady et un sens mélodique affirmé, le groupe a conclut tout en finesse une soirée qui a confirmé, encore une fois, la capacité de Jazzablanca à faire dialoguer les esthétiques musicales les plus diverses.


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Le Desk Culture