À Riyah Elqablia, les vents de la colère
Barrages de gendarmerie, contrôles d'identité et commerces fermés : c'est habituellement le décor attendu dans une localité en situation quasi insurrectionnelle. Pourtant, ce mardi 14 juillet, dans le douar de Riyah Elqablia, relevant de la commune de Sidi Mohammed Ben Mansour, à 40 kilomètres au nord de Kénitra, rien ne laisse penser que des coups de feu ont été tirés il y a moins de 24 heures.
C'est le premier constat fait par une équipe du Desk, qui s'est rendue sur place au lendemain de la publication d'une dépêche de la MAP au sujet d'affrontements entre population et forces de l'ordre. « Des éléments d'une patrouille relevant du centre territorial de la Gendarmerie royale de Ben Mansour ont été contraints de faire usage, lundi soir, de leurs armes de service à titre de sommation, lors d'une intervention visant à neutraliser le danger émanant d'un groupe d'individus qui se trouvait dans un état de forte impulsivité », indiquait le texte.
Toutefois, malgré l'absence d'éléments de la gendarmerie aux abords et dans le village en question, le calme n'est qu'apparent. Les habitants du douar desservi par une route secondaire accidentée, jonchée de cavités béantes grossièrement bouchées au plâtre, ont été très marqués par les récents événements.
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