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Le bloc notes de la rédaction

Cinéma

Bong Joon Ho, président du jury de la 22e édition du Festival international du film de Marrakech

29.08.2025 à 09 H 57 • Mis à jour le 29.08.2025 à 10 H 09 • Temps de lecture : 3 minutes
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Le cinéaste sud-coréen Bong Joon Ho, Palme d’or et Oscar du meilleur film pour « Parasite », présidera le jury de la 22e édition du Festival international du film de Marrakech, prévue du 28 novembre au 6 décembre 2025

La 22e édition du Festival international du film de Marrakech, qui se déroulera du 28 novembre au 6 décembre 2025, s’offre un invité de marque pour diriger le jury de sa compétition.


Il s’agit du réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, l’une des voix les plus singulières et les plus influentes du cinéma contemporain et premier cinéaste non anglophone à avoir remporté l’Oscar du meilleur film avec Parasite, en 2020. Un triomphe qui s’ajoute à une Palme d’or au Festival de Cannes, des Golden Globes et autres Bafta.


«  Depuis de nombreuses années, le Festival de Marrakech célèbre et révèle des films d’une grande beauté, porteurs d’un souffle nouveau. Je suis ravi et honoré de faire désormais partie de cette tradition  », a déclaré Bong Joon Ho, ajoutant : «  J’ai hâte de partager une expérience cinématographique forte avec le public et de prendre le temps de réfléchir à la véritable valeur du “cinéma”. Notre excitation et notre enthousiasme seront plus qu’au rendez-vous dans les salles de Marrakech.  »


De Memories of Murder à Parasite : un parcours d’exception

Né en 1969 à Daejeon, en Corée du Sud, Bong Joon Ho a rapidement imposé un style inclassable, qui bouscule les genres pour mieux interroger les inégalités sociales. Memories of Murder (2003) est considéré comme un classique contemporain, mêlant enquête policière et satire du régime autoritaire sud-coréen. Trois ans plus tard, The Host revisite le film de monstre tout en livrant une charge sociale acide. Avec Mother (2009), il signe un portrait sombre d’une mère prête à tout pour sauver son fils accusé de meurtre.


Puis il franchit les frontières en dirigeant Snowpiercer (2013), fresque de science-fiction sur l’humanité survivant dans un train après une catastrophe climatique. Okja (2017) poursuit cette veine universelle à travers l’histoire d’une fillette et de son « super-cochon » face aux appétits d’une multinationale. Enfin, Parasite (2019) achève de propulser Bong Joon Ho au sommet, en racontant la relation vénéneuse entre une famille riche et une autre issue d’un milieu modeste. Son dernier film, Mickey 17 (2025), s’inscrit dans cette continuité, entre satire sociale et fresque de science-fiction ambitieuse.


Une rencontre entre un festival et une œuvre visionnaire

Son cinéma se distingue par «  une virtuosité narrative  » associée à « une lecture aiguë des fractures sociales et politiques de notre temps », précise l’organisation. Une alchimie rare qui lui permet de séduire aussi bien la critique internationale que le grand public.


La direction du festival souligne que « la présidence de Bong Joon Ho à Marrakech marque la rencontre entre une œuvre visionnaire et un festival qui, depuis plus de vingt ans, fait dialoguer les cinémas du monde entier au cœur du Maroc  ». Une promesse forte pour une édition qui s’annonce comme un temps fort de la réflexion sur le rôle du cinéma aujourd’hui.


En novembre prochain, c’est donc à Marrakech que le réalisateur sud-coréen prolongera ce dialogue entre cinéma et société, en dirigeant le jury d’une compétition dédiée aux premiers et seconds films de jeunes cinéastes venus du monde entier.

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