Le bloc notes de la rédaction
Casablanca Music Week : une déferlante d’énergie avec Shaggy, Wyclef Jean et Tcheba
Dès les premières minutes, le ton était donné. C’est l’ancien footballeur international Djibril Cissé, reconverti en DJ sous le nom de Tcheba, qui a lancé la soirée avec un set bouillant mêlant house, techno, afrobeat et sonorités urbaines. Acclamé par une foule déjà chauffée à blanc, il a marqué les esprits avec une reprise électrisante de Mok Ya Mok, le hit viral signé Benny Adam et Khadija El Warzazia. En coulisses, visiblement touché, l’artiste a confié : « Le Maroc et moi, c’est une longue histoire d’amour d’une vingtaine d’années déjà ».
Après cette mise en jambe électro, place aux vibrations roots et à l’hommage à l’un des géants de la musique mondiale. Mo Ali & The Rootsriders ont replongé le public dans l’univers de Bob Marley avec des reprises magistrales de No Woman No Cry, Get Up Stand Up ou encore I Shot the Sheriff. Emmené par la voix profonde et habitée du Soudanais Mo Ali, le groupe a su capter l’essence spirituelle du reggae tout en y injectant une modernité bienvenue, suscitant une communion sincère avec un public conquis.
Puis vint le tour de Wyclef Jean. Et l’ex-membre des Fugees n’a pas déçu. Entrée spectaculaire, énergie débordante, proximité désarmante : l’artiste haïtiano-américain a tout donné dans un show incandescent, alternant tubes cultes et improvisations vibrantes. Il n’a pas hésité à descendre dans la foule, multipliant les interactions et les messages humanistes, fidèle à son image d’artiste engagé. Entre hip-hop, reggae et rythmes caribéens, Wyclef a signé une performance aussi généreuse que mémorable.
Enfin, c’est Shaggy qui a clôturé cette nuit avec le panache d’une star planétaire. Habillé d’un ensemble blanc étincelant, l’icône jamaïcaine du reggae-dancehall a enchaîné les titres phares – It Wasn’t Me, Angel, Boombastic – avec une aisance scénique impressionnante. Mêlant sensualité, humour et complicité avec le public, il a transformé La Casablancaise en dancefloor géant, emportant les festivaliers jusqu’au bout de la nuit dans une atmosphère de fête effervescente.
Avec cette soirée à haute intensité, Casablanca Music Week confirme sa volonté de s’imposer comme un rendez-vous incontournable de la scène musicale et culturelle marocaine. Prévu jusqu’au 29 juin, le festival mêle concerts, projections de films, gaming, débats, performances sportives et rencontres autour des industries culturelles. Une ambition assumée : faire de Casablanca une nouvelle capitale des industries créatives sur le continent africain.
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
