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Procès
El Guerrab : Trois ans de prison requis, dont deux en sursis et une peine d’inéligibilité de trois ans

08.04.2022 à 11 H 49 • Mis à jour le 08.04.2022 à 11 H 49 • Temps de lecture : 2 minutes
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Le procès de M'jid El Guerrab, ex-député La République En Marche (LREM) de la 9ème circonscription des Français à l'étranger, s'est tenu ce jeudi. Pour se défendre de l'agression contre Boris Faure, cadre du Parti socialiste (PS), il affirme avoir « explosé ».


Pour rappel, El Guerrab avait asséné deux coups de casques à Faure qui a subi 54 points de suture et s'est retrouvé dans un état comateux à la suite de ses blessures. Le procès devait initialement avoir lieu en septembre dernier, mais a été reporté au 7 avril à la demande de l'avocat d'El Guerrab, d'accéder aux vidéos des caméras de surveillance qui ont enregistré l'agression.


« J’ai explosé, ça fait un an que ça durait. […] Je voudrais qu’on me dise que j’ai réagi avec un coup de sang mais que c’était une réaction à quelque chose qui s’était passé avant », a déclaré El Guerrab, accusant Faure de « harcèlement ». Il affirme avoir reçu « des dizaines et des dizaines » d'insultes de la part du cadre du PS.


L'avocat de Faure, Me Klugman, dénonce une « inversion de la responsabilité  ». Il accuse El Guerrab d'avoir quitté les lieux de l'agression en laissant Faure en sang. Au lendemain de l'agression, alors que le pronostic vital de Faure était engagée, El Guerrab se défend dans une publication Facebook et accuse Faure de « harcèlement ».


Sur les vidéos de surveillance d'un centre culturel et d'un bar devant lesquels s'est déroulée l'agression, les deux hommes apparaissent en pleine discussion avant qu'El Guerrab utilise son casque de scooter pour frapper Faure. Pourtant, il assure que Boris Faure lui a agrippé le poignet, ce qui l'a poussé à le frapper. « On a eu une altercation,  j’ai répondu de manière disproportionnée, absurde, débile. J’en ai conscience mais jamais je n’aurais fait ça si je n’avais pas été attrapé par le poignet », se défend El Guerrab.


À la barre, il assure ne pas pouvoir expliquer son comportement : « Vous me demandez d’expliquer quelque chose que je ne peux pas expliquer. Ça ne me ressemble pas du tout, je n’ai jamais fait ça. Je me pose des questions, est-ce que ce jour-là si j’avais autre chose dans la main j’aurais fait autre chose… ».


La procureure demande au tribunal de « prendre en compte la gravité des faits », elle requiert trois ans d'emprisonnement, dont deux avec un sursis probatoire et une peine d'inéligibilité de trois ans. Le délibéré sera annoncé le 12 mai prochain, seulement un mois avant les législatives.

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