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Arnaques
Espagne: Caixabank se détourne des saisonnières marocaines fraudées à l’assurance

16.08.2022 à 13 H 19 • Mis à jour le 16.08.2022 à 13 H 19 • Temps de lecture : 2 minutes
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Caixabank n'ouvrira pas d'enquête et n'offrira pas non plus d'explications sur la fraude à l'assurance perpétrée entre 2013 et 2019, au niveau de son bureau à El Rocío, dans la province de Huelva en Espagne. Les victimes ne sont autre que les travailleuses saisonnières d'origine marocaine, embauchées dans les campagnes de fruits rouges, apprend-on du média espagnol La Mar de Onuba. Caixabank admet toutefois qu'elle ne peut pas prouver l’absence de fraude.


La même source avait révélée que le bureau d’El Rocio facturait frauduleusement à ces travailleuses saisonnières, une assurance « santé » ou « rapatriement » non sollicitée, sans livrer de factures ou d'informations sur les prestations prétendument contractées.


Ces travailleuses étaient sous contrat GECCO, une entreprise spécialisée dans la collecte et la valorisation locale des déchets de la restauration en France, et affectées aux entreprises Atlantic Blue/Atlantic Green d'Almonte, propriété du géant chilien des fruits rouges Hortifrut.


Le détournement de l'argent des travailleuses a atteint, dans certains cas, jusqu'à 10 % des salaires perçus pendant les mois de séjour dans les campagnes des fruits rouges en Espagne, soit des montants allant de 70 à 200 euros par an, fait-on savoir.


À leur arrivée, les travailleuses marocaines qui, pour la plupart, ne parlent pas espagnol, étaient « contraintes de signer, souvent de manière irrégulière et sans obtenir une copie de ce qu'elles ont signé, des documents dont elles ignorent le contenu, généralement liés à la 'prise de connaissance' des règlements sur la prévention des risques professionnels (PRP) ».


Au sein d'Atlantic Blue/Atlantic Green, quelqu'un avait « glissé » parmi les documents à signer, des contrats pour les polices d'assurances facturées par le biais d'un «  prélèvement bancaire », précise La Mar de Onuba.


Malgré la gravité des faits révélés par cette même source, Caixabank refuse d'enquêter sur la fraude tant que les victimes n'ont rien signalé, ni témoigné à ce sujet.


Guillermo Martín, directeur commercial de Caixabank à Cadix, Séville et Huelva, affirme que les informations et les documents publiés par La Mar de Onuba « ne sont pas suffisamment pertinents pour que Caixabank envisage d'enquêter sur ce qu'il s'est passé ».


Contrairement à ce qu’avance Caixabank, les femmes se sont plaintes de la facturation d'assurances qu'elles n'avaient pas demandées. Certaines affirment avoir été informées que ces assurances étaient obligatoires, fait-on savoir.


Par ailleurs, Najat Bassit, ancienne travailleuse saisonnière employée par Atlantic Blue, avait même parlé au nom de ses collègues sur une radio locale, pour demander l'annulation des assurances et le remboursement des primes facturées illégalement. La personne qui a traité cette demande avait rejeté cette possibilité, affirmant que les polices d'assurances étaient le résultat d'un « accord souscrit entre Atlantic Blue et Caixabank ».

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