S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu

Patrimoine
Lancement des travaux de sauvegarde du site archéologique de Sijilmassa pour 245,5 MDH

12.07.2025 à 13 H 09 • Mis à jour le 12.07.2025 à 13 H 23 • Temps de lecture : 3 minutes
Par et
Une maquette numérique du projet de sauvegarde et de valorisation du site archéologique de Sijilmassa.

Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaïd, a donné, vendredi 11 juillet à Rissani, le coup d’envoi des travaux du projet de sauvegarde et de valorisation du site archéologique de Sijilmassa.


Le chantier, doté d’une enveloppe budgétaire de 245,5 millions de dirhams (MDH), s’étend sur plus de 70 hectares. Il prévoit la création d’un véritable parc archéologique structuré autour de plusieurs composantes majeures : un musée, un centre d’analyse des recherches, une charpente de protection contre les aléas climatiques, ainsi qu’une clôture périmétrique pour sécuriser le site. Ce dispositif vise à offrir aux chercheurs et archéologues un cadre adapté pour mener des fouilles dans les meilleures conditions, tout en ouvrant la voie à une valorisation touristique raisonnée du site.


Dans une déclaration aux médias, le ministre a souligné que la ville antique de Sijilmassa, jadis capitale florissante du Tafilalet et acteur clé des échanges transsahariens, mérite une attention renouvelée. «  Ce site a joué un rôle fondamental dans l’histoire culturelle et civilisationnelle du Maroc. Il est impératif aujourd’hui de le préserver, non seulement pour sa valeur patrimoniale, mais aussi pour son potentiel de développement à travers le tourisme culturel et archéologique » , a-t-il déclaré.


Présent à la cérémonie, le directeur de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP), Abdeljalil Bouzouggar, a quant à lui insisté sur l’importance scientifique du site de Sijilmassa. Depuis les premières fouilles menées en 1971, les recherches ont permis de révéler le rôle crucial de cette cité comme carrefour d’échanges entre civilisations marocaines, africaines, européennes et orientales.


«  Les découvertes réalisées par notre équipe en 2024-2025 ont mis au jour des objets et éléments archéologiques d’une grande valeur scientifique. Cela confirme que Sijilmassa n’est pas seulement un vestige historique, mais un véritable laboratoire de compréhension des dynamiques inter-civilisationnelles qui ont marqué l’histoire du Maroc  », a-t-il ajouté.


Fondée au VIIIe siècle, Sijilmassa fut l’une des plus grandes cités marchandes du Maghreb, contrôlant le commerce transsaharien de l’or, des esclaves et du sel. Sa prospérité, consolidée par sa situation stratégique sur les routes caravanières reliant l’Afrique subsaharienne au monde arabe, déclina progressivement à partir du XVe siècle, victime des bouleversements politiques et économiques de la région.


Avec ce projet, le ministère de la Culture entend restaurer la mémoire vivante de cette ancienne métropole et offrir aux générations futures un accès concret à un pan essentiel de l’histoire du Royaume. Une ambition qui résonne avec la volonté de faire du patrimoine un levier de développement local et un vecteur de rayonnement national.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par et
Le Desk En continu