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Predator Oil & Gas accélère la monétisation de son gaz à Guercif et vise une concession d’exploitation en 2026

25.02.2026 à 11 H 34 • Mis à jour le 25.02.2026 à 14 H 04 • Temps de lecture : 4 minutes
Par
Paul Griffiths, CEO de Predator Oil & Gas.
L’actualisation du rapport technique sur Guercif ouvre la voie à la monétisation du gaz des puits MOU-1 et MOU-3. Predator cherche à attirer un partenaire pour un accord de financement intégral du projet, la vente du gaz à la tête de puits et vise une concession d’exploitation en 2026

La société pétrolière et gazière cotée à Londres Predator Oil &  Gas Holdings Plc a publié ce 25 février une mise à jour opérationnelle détaillant l’avancement de ses actifs à Trinité-et-Tobago et surtout au Maroc, où le projet gazier de Guercif entre dans une phase jugée décisive. À la faveur d’un rapport technique indépendant actualisé et de discussions transactionnelles en cours, le groupe entend engager dès 2026 l’évaluation formelle de ses découvertes gazières et préparer une demande de concession d’exploitation.


Au Maroc, l’Independent Technical Report (ITR) consacré à la zone de Guercif et couvrant spécifiquement les périmètres forés par les puits MOU-1 et MOU-3 a été finalisé par Scorpion Geoscience Limited. Conformément aux termes contractuels du Guercif Petroleum Agreement, ce rapport doit d’abord être partagé avec un partenaire de licence de Predator.


Selon la société, cet ITR constitue un socle technique essentiel pour structurer une transaction destinée à financer une nouvelle phase d’appréciation. L’objectif affiché est clair : engager en 2026 un puits d’évaluation supplémentaire afin de confirmer, préciser et valoriser les découvertes gazières existantes, puis déposer une demande de concession d’exploitation dans la foulée.


Cette perspective marque une étape stratégique pour Guercif, qui passerait ainsi d’un statut d’exploration avancée à une logique pré-développement, avec à terme une intégration dans le tissu énergétique national.


Sur la base des conclusions du Guercif ITR et de discussions préliminaires en vue d’un Heads of Agreement, Predator indique avoir demandé des conditions particulièrement structurantes pour la suite du projet, sous réserve de due diligence et d’autorisations réglementaires.


Le schéma envisagé prévoit le financement à 100 % du forage, de la complétion et des tests du futur puits d’appréciation en 2026 par un partenaire. Il inclurait également le remboursement des coûts historiques engagés par Predator sur la licence, l’achat du gaz directement à la tête de puits, ainsi qu’une absence totale d’exposition financière pour la société aux coûts liés aux installations de traitement en CNG ou en Micro-LNG, au transport, au marketing et à la distribution.


En outre, le dispositif intégrerait une collaboration sur la montée en puissance d’éventuels développements gaziers élargis, en cohérence avec les volumes et la matérialité définis dans le rapport technique.


Pour la direction, cette approche permettrait d’accélérer la monétisation des ressources tout en limitant significativement l’engagement en capital du groupe, un point crucial pour une junior cotée sur le marché londonien.


Le directeur général, Paul Griffiths, souligne que la société pourrait conclure une transaction qui « commencerait à évaluer, confirmer et monétiser les découvertes gazières marocaines en 2026  ». Il insiste sur la volonté de prioriser les projets susceptibles de générer les retours les plus élevés à court terme pour les actionnaires, tout en conservant une flexibilité opérationnelle.


Dans le cas de Guercif, la dynamique enclenchée suggère une montée en maturité du projet. Après les forages MOU-1 et MOU-3, qui ont permis d’identifier un potentiel gazier significatif, la prochaine étape consistera à consolider les données de réservoir, préciser les débits et établir un schéma de commercialisation viable.


La possibilité de vendre le gaz à la tête de puits constitue un élément clé du modèle économique envisagé. Elle réduirait les besoins en infrastructures lourdes initiales et faciliterait une mise en production plus rapide, dans un contexte où le Maroc cherche à renforcer sa sécurité énergétique et à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz.


Si Predator reste également active à Trinité-et-Tobago, notamment avec le projet Snowcap-3 ciblant 8,73 millions de barils de ressources prospectives et un net-back estimé à 32,6 dollars par baril au prix spot du WTI à 60 dollars, c’est bien Guercif qui concentre l’enjeu de transformation stratégique pour le groupe.


Dans un Maroc engagé dans le développement de ses infrastructures gazières, l’émergence d’une production domestique dans l’Oriental pourrait s’inscrire en complément des projets d’importation et de regazéification en cours. La concrétisation d’une concession d’exploitation en 2026 placerait Guercif parmi les dossiers gaziers structurants du Royaume.


Predator indique qu’une mise à jour sur la production globale du groupe sera publiée à l’issue de la phase actuelle de forage. Pour le Maroc, l’année 2026 apparaît d’ores et déjà comme une échéance déterminante pour savoir si Guercif bascule définitivement dans une trajectoire de développement industriel.

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