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Tafoughalt: il y a 15 000 ans, les individus se nourrissaient essentiellement de plantes

29.04.2024 à 17 H 40 • Mis à jour le 29.04.2024 à 17 H 41 • Temps de lecture : 3 minutes
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L’étude de restes osseux humains découverts dans le cadre de recherches archéologiques menées dans la grotte des Pigeons à Tafoughalt (Nord Est du Maroc), ont permis de démontrer qu’il y a 15 000 ans, les groupes humains dans cette région ont pu adopter un régime alimentaire basé essentiellement sur l’exploitation des ressources végétales 8 000 ans avant l’apparition de l’agriculture, à l’époque dite Néolithique, apprend-on d'un communiqué.


Cette nouvelle étude appuyée par l’analyse des isotopes stables des squelettes découverts dans la grotte des Pigeons à Tafoughalt, a été publiée ce lundi par la revue Nature Ecology and Evolution. Elle démontre ainsi que les groupes humains ont adopté un régime alimentaire basé principalement sur les plantes et non pas sur la viande, avant l'apparition de l'agriculture.


Ce modèle alimentaire particulier « remet en question l’idée dominante de forte dépendance aux protéines animales au sein des groupes humains des temps paléoithiques des milliers d’années avant l’apparition de l’agriculture. Une telle conclusion confirme les résultats déjà obtenus dans ce site indiquant ainsi la présence d’un mode de vie de « sédentaires » parmi les plus anciens au monde », indique-t-on.


La transition de la chasse et de la cueillette à l'agriculture constitue « l'une des révolutions alimentaires les plus importantes de l’histoire de l’humanité. Pourtant, en raison de la rareté des restes humains bien conservés provenant de sites du Pléistocène, nos connaissances sont limitées sur les pratiques alimentaires des groupes humains « préagricoles » », pointe la source.


Notons que ces recherches archéologiques sont menées depuis des années par des équipes de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP, Maroc) dépendant du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, la faculté des sciences à Oujda (Laboratoire 2GPMH), l’Université d’Oxford et le Natural History Museum à Londres (Angleterre).


Cette étude a été pilotée par une doctorante lauréate de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP, Maroc) et des chercheurs de l’INSAP du groupe de recherches « Origine et évolution des cultures d’Homo sapiens au Maroc », de l’UMR 5563, du CNRS à Toulouse (France), de l’Institut Max Planck (Allemagne), de l’Université de Bordeaux (France), de l’Université de Kent (Angleterre), du Collège de France et du centre des recherches archéologiques à Monrepos (Allemagne).

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