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PolitiqueAbou Hafs à l’Istiqlal, dernier acte d’une politique risquée de cooptation des salafistes

07.06.2016 à 14 H 52 • Mis à jour le 07.06.2016 à 16 H 57 • Temps de lecture : 8 minutes
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Depuis quelques années, l’Etat cherche à réinsérer les salafistes repentis dans le jeu politique. Ceux-ci, incapables de créer une mouvance unifiée, le font en ordre dispersé, au risque de se couper de leurs bases et les pousser dans les bras du jihad mondialisé.

Treize ans après les attentats du 16 mai qui avaient frappé Casablanca, la stratégie de l’Etat face au salafisme a nettement évolué. Pour affronter cette mouvance radicale prompte à verser dans la violence, le régime a changé de fusil d’épaule. Le choix est de favoriser un salafisme sous contrôle, composé de repentis au discours désormais modéré. Pour ce faire, leur intégration très médiatisée dans le jeu politique a été orchestrée à pas forcés. Toutefois, cette approche, qui semble inspirée de la cooptation des élites de gauche entamée sous Hassan II et institutionnalisée dès l’avènement du règne de Mohammed VI, est à double tranchant.


Dernier exemple de ce type de ralliement, celui d’Abdelouahab Rafiki, connu sous le nom d’Abou Hafs. Depuis quelques années, celui qui était considéré comme un des prédicateurs les plus virulents au début des années 2000 au point d’avoir été fiché comme un des ultras de la mouvance salafiste du temps où le général Hamidou Laanigri était le sécuritaire tout-puissant à la police et au renseignement, a considérablement adouci son discours, au point même de faire amende honorable et être réhabilité dans la vie sociale. Aux dernières nouvelles, celui-ci devrait incessamment venir grossir les rangs du parti nationaliste et conservateur de l’Istiqlal.

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Par @StitouImad
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