EP. 4
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n°1179.Ouverture du capital des pharmacies : les avantages et les garde-fous exposés par le Conseil de la concurrence
Après avoir révélé en exclusivité les détails du « plan Rahhou » relatif à la réforme envisagée pour, d’une part, la fixation des prix, et d’autre part, la distribution des médicaments et les critiques formulées par les professionnels et les syndicats, Le Desk revient en profondeur sur l’analyse de la pertinence de l’ouverture du capital des officines élaborée par le Conseil de la concurrence. L’avis sur la distribution des médicaments, élaboré depuis mars 2025, qui englobe cette question et dont la mouture finale sera publiée très prochainement, expose le benchmark international des 7 pays choisis par Le Conseil dans son étude, les 3 avantages constatés pour le Maroc, les risques identifiés et les 5 garde-fous préconisés.
L'institution présidée par Ahmed Rahhou prend acte d'une réalité que les chiffres rendent difficile à contester : le modèle actuel, dans lequel seul un pharmacien diplômé peut être propriétaire d'une officine, produit des déséquilibres territoriaux persistants. Les zones rurales et les régions enclavées souffrent d'un déficit chronique de présence pharmaceutique, tandis que l'accès à certaines spécialités médicamenteuses onéreuses (classées T3 et T4 dans la nomenclature marocaine) reste problématique dans les petites structures, faute de capacité financière pour constituer des stocks suffisants.
C'est dans ce contexte, et dans celui plus large de la couverture médicale universelle que le Maroc ambitionne de consolider, que le Conseil de la concurrence a engagé un travail de comparaison internationale portant sur 7 pays représentatifs de la diversité des modèles existants : la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, le Portugal, le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite.
Benchmark international : 7 pays, 7 leçons
L'étude comparative révèle que les pays étudiés se répartissent sur un spectre allant du modèle le plus restrictif – monopole pharmacien pur – jusqu'au modèle le plus libéral, dans lequel n'importe quel investisseur peut détenir une chaîne de pharmacies. Le Consei en tire sept enseignements distincts.
France : le monopole pharmacien encadré par les réseaux coopératifs
La France maintient un monopole de propriété strictement réservé aux pharmaciens diplômés. Trois formes d'exercice sont autorisées : l'exploitation à titre individuel par un pharmacien titulaire l'exploitation sous forme de Société d'exercice libéral (SEL) et la détention indirecte via une Société de participation financière de professions libérales de pharmaciens (SPFPL), dans des conditions strictement encadrées. Les chaînes capitalistes et toute prise de contrôle par des non-pharmaciens sont formellement interdites.
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