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Palestine
Jérusalem: Trump face à la levée de boucliers du monde musulman

05.12.2017 à 19 H 03 • Mis à jour le 05.12.2017 à 19 H 49 • Temps de lecture : 2 minutes
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La Jordanie demande une réunion d'urgence à la Ligue arabe et l'Organisation de la coopération islamique (OCI), tandis que les factions palestiniennes appellent à un « mercredi de la colère » demain face à la détermination du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu, sans toutefois faire le pas de transférer l'ambassade, selon plusieurs médias américains. Plus tôt, Mohammed VI et Abbas ont signifié leur alignement que le roi, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a entériné par une lettre au président américain au nom des 57 Etats formant l'OCI.


Le roi Salmane d'Arabie saoudite a mis en garde mardi les Etats-Unis contre le transfert de leur ambassade à Jérusalem affirmant qu'une telle décision risquait de provoquer "la colère des musulmans". "C'est un pas dangereux", a dit le roi saoudien, prévenant lors d'un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump qu'une telle décision pourrait entraîner "la colère des musulmans dans tout le monde", a rapporté la télévision d'Etat al-Ekhbariya.



Trump a confirmé au président de l'Autorité palestinienne qu'il fera une déclaration officielle demain mercredi, selon le porte-parole du Fatah. Ce dernier demande à la communauté internationale d'intervenir. Il appelle le président français, Emmanuel Macron, et également le pape François. Le président russe, Vladimir Poutine, à assuré pour sa part à Mohamed Abbas qu'il lui apporte son soutien pour la reprise des négociations, y compris concernant le statut de Jérusalem.


Le président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, a confirmé à Trump la position de l'Egypte sur le statut de Jérusalem à l’issue d’un entretien téléphonique. De Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré sur son compte Twitter que « Jérusalem représente une ligne rouge » à ne pas dépasser. Il a mis en garde l'administration Trump contre les risques de « l'intensification des crises dans la région ».

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