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Agroindustrie
Secteur sucrier: Cosumar dévoile son plan de relance de la canne à sucre

31.10.2023 à 17 H 25 • Mis à jour le 31.10.2023 à 17 H 25 • Temps de lecture : 4 minutes
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Stand de Cosumar au SIAM

Cosumar, en partenariat avec l'État marocain, lance une campagne visant à stimuler la production de sucre blanc, à soutenir les agriculteurs et à introduire des innovations technologiques dans le but de renforcer la sécurité alimentaire du pays.


Dans un communiqué, Cosumar annonce « une campagne ambitieuse de relance de la canne à sucre », qui comprend un programme de 57 000 hectares de plantes sucrières visant une production de 487 000 tonnes de sucre blanc d'ici 2024. Le plan est soutenu par des mesures financières, notamment une baisse des prix des intrants et le rééchelonnement des dettes des agriculteurs partenaires. De plus, le plan inclut l'utilisation de technologies avancées pour optimiser la culture.


D'après Cosumar, cette campagne est lancée dans un contexte marqué par des défis liés au déficit hydrique et par la mise en œuvre de projets structurants, tels que l'interconnexion entre les bassins de Sebou et Bouregreg et la création de nouvelles stations de dessalement de l'eau de mer. Elle souligne que la réalisation des objectifs de production dépend essentiellement de la disponibilité continue de l'eau d'irrigation.


La campagne prévoit une augmentation notable des superficies allouées à la culture de la betterave à sucre, avec une prévision de 54 000 hectares, contre 34 000 l'année précédente. En détail, on devrait avoir 13 000 hectares à Doukkala, 14 000 hectares à Tadla, 6 000 hectares à L’Oriental, 15 000 hectares au Gharb et 6 000 hectares au Loukkoss. La culture de la canne à sucre n’est pas en reste, visant la plantation de 3 000 hectares supplémentaires partagées entre la région du Gharb et du Loukkos.


Ces objectifs qui visent l’augmentation significative de la production nationale en sucre à partir des plantes sucrières pour asseoir la souveraineté alimentaire de notre pays sont néanmoins conditionnés par la disponibilité suffisante en eau d’irrigation, « un facteur essentiel à la concrétisation de telles perspectives de croissance dans les différentes régions ».


Au niveau des intrants, Cosumar a sécurisé un approvisionnement en semences, engrais et produits phytosanitaires pour plus de 500 millions de dirhams (MDH). Des subventions de l'État ont également permis de réduire significativement les prix de ces intrants, selon la même source.


Pour alléger la charge financière des agriculteurs partenaires, Cosumar accorde un rééchelonnement des dettes liées à la campagne agricole 2022/2023. De plus, un « Plan de relance de la canne à sucre » a été introduit, offrant une subvention de 14 000 dirhams par hectare pour les nouvelles plantations, financée conjointement par l'État et Cosumar.


« En offrant ce rééchelonnement, nous aspirons à fournir un soulagement financier aux agriculteurs, leur permettant de se focaliser pleinement sur leurs activités et d'optimiser la productivité. Cette mesure incitative prise par Cosumar vise ainsi à encourager les agriculteurs à adhérer au programme de la campagne actuelle et s'inscrit dans notre engagement envers l'agriculture durable, cherchant à renforcer la résilience et la prospérité des agriculteurs agrégés face aux défis actuels et à venir », explique Cosumar.


Cosumar a également introduit l'utilisation de drones équipés pour gérer les cultures de betterave à sucre, dans le cadre de son projet Agriculture 4.0. Ces drones permettent « une détection précoce des mauvaises herbes et des maladies, des insectes et des ravageurs, ainsi qu’une identification précise des espèces nuisibles ». L'utilisation de cette technologie permet aussi d' « optimiser les traitements en choisissant de façon ciblée la zone de traitement et réduisant ainsi les coûts pour les agriculteurs, tout en protégeant l'environnement grâce à une diminution des intrants ».


L'installation de Smart-Blenders dans toutes les régions assure également que chaque champ bénéficie d'engrais adaptés à ses besoins spécifiques. Cela entraîne une réduction de 25 % des dépenses liées aux engrais. L'examen des sols a été généralisé à tous les secteurs grâce à la mise en place d'un laboratoire central du Groupe situé dans la zone de Tadla. Ce centre est capable de traiter 200 échantillons de terre quotidiennement, offrant ainsi la possibilité de développer des mélanges d'engrais convenant à chaque champ spécifique, selon la même source.

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