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La devanture d'une pharmacie à Casablanca.
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SÉRIE EP. 1

n°1166.Pharmacies : la bataille du capital

19.02.2026 à 00 H 54 • Mis à jour le 13.03.2026 à 17 H 24 • Temps de lecture : 9 minutes
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La perspective d'une ouverture du capital des pharmacies à des investisseurs extérieurs à la profession provoque une levée de boucliers sans précédent. Derrière le conflit corporatiste se dessine une question plus profonde : dans un secteur transformé par la généralisation de l'assurance maladie, qui contrôlera demain le marché du médicament ?

Depuis plusieurs jours, le secteur pharmaceutique marocain est en ébullition. Réunions successives avec le Conseil de la concurrence, communiqués fermes des organisations professionnelles, menaces de « la plus grande grève nationale, sans garde » : la perspective d'une libéralisation du capital des officines cristallise les tensions. Les professionnels, sondés par Le Desk, dénoncent une mesure susceptible de bouleverser l'équilibre du réseau officinal et d'altérer l'indépendance du pharmacien, « pilier historique du modèle marocain ».


Le débat s'inscrit dans un moment de transition profonde. Entre l'opérationnalisation de l'Agence marocaine des médicaments et des produits de santé (AMMPS), qui remplace la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), la réforme des prix et la montée en puissance de la généralisation de l'assurance maladie obligatoire (AMO), le secteur traverse une phase de redéfinition structurelle. C'est dans ce contexte « délicat  » que la question de l'ouverture du capital revient sur la table, avec des implications économiques bien plus larges qu’elles ne semblent l’être.


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